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Un cadre de la Faculté de Médecine tué par la police à Simon Pelé : la communauté universitaire sous le choc

Port-au-Prince, 29 juillet 2025 – Une nouvelle tragédie vient endeuiller la communauté universitaire haïtienne. Vilaire Syrin, responsable du service des Resources Humaines (RH) à la Faculté de Médecine de l’Université d’État d’Haïti, a été abattu dans la matinée du mardi 29 juillet, aux environs de 10h, dans le quartier de Simon Pelé, alors qu’il rentrait chez lui après avoir rendu visite à son père.

Selon les informations recueillies par notre rédaction, Vilaire Syrin a été mortellement touché par des tirs de la police dans des circonstances encore floues. Il résidait à Delmas et devait se rendre à son poste à la Faculté. Sa visite familiale, dans un quartier considéré comme « sensible » par les forces de l’ordre, lui a été fatale.

Un homme de science, un patriote, une perte immense

Un collègue de travail de la victime le décrit comme un homme engagé, passionné par l’éducation et profondément attaché à son pays. « Vilaire aimait son pays. C’est une perte immense pour la Faculté de Médecine », a-t-il confié.

Une opération policière controversée

Des témoins présents sur les lieux affirment que la Police nationale d’Haïti (PNH) menait une opération dans le cadre de sa lutte contre l’insécurité dans les quartiers populaires. Toutefois, de nombreux citoyens dénoncent les abus répétés commis par les forces de l’ordre, accusées de tirer sans discernement. Plusieurs habitants de zones défavorisées en ont déjà payé le prix de leur vie.

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Une famille brisée réclame justice

Vilaire Syrin laisse derrière lui trois enfants et une épouse en deuil. Sa famille, dévastée, exige l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances exactes de sa mort et identifier les agents responsables.

La peur de vivre dans certains quartiers

Ce drame remet une fois de plus en lumière une réalité troublante : celle des citoyens paisibles qui deviennent victimes simplement parce qu’ils vivent ou transitent dans des zones stigmatisées par les autorités. De plus en plus de voix s’élèvent contre cette tendance à assimiler la pauvreté ou la localisation géographique à la criminalité.

Une répétition tragique

Ce n’est pas la première fois que des civils non armés trouvent la mort dans des opérations policières. La société civile, les organisations de défense des droits humains et la communauté universitaire réclament des comptes et appellent à une réforme en profondeur de la PNH, afin que les opérations de sécurité ne se traduisent plus par la perte de vies innocentes.

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