EDUCATION

Le MENFP fixe des normes nationales contraignantes pour le temps scolaire

Le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) a publié une circulaire établissant des standards obligatoires en matière de durée de l’année scolaire, de nombre de jours de classe et de volume horaire annuel pour l’ensemble des établissements du pays.

Signée par le ministre Vijonet Deméro, la circulaire no. C.11.1094 s’inscrit dans le cadre des dispositions constitutionnelles sur le droit à l’éducation ainsi que du Plan Décennal d’Éducation et de Formation 2020-2030. Elle entre en vigueur immédiatement.

Le texte instaure pour tous les cycles d’enseignement une année de 36 semaines et un minimum de 180 jours de classe. Les exigences horaires varient cependant selon le niveau : 864 heures annuelles pour l’éducation préscolaire, 900 heures pour les premier et deuxième cycles de l’enseignement fondamental, et 1 080 heures pour le troisième cycle fondamental ainsi que pour le secondaire.

Le ministère précise que la notion de « jour de classe » désigne exclusivement les journées consacrées à des activités d’enseignement, d’évaluation ou d’accompagnement pédagogique direct des élèves, excluant ainsi toute autre forme de présence en établissement.

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La circulaire prévoit des dispositions en cas d’interruption forcée des activités scolaires — qu’il s’agisse d’intempéries ou de troubles socio-politiques. Les directions d’école sont tenues d’élaborer des plans de récupération pédagogique, lesquels devront être validés par les Directions départementales d’Éducation (DDE) compétentes. Ces mêmes DDE sont chargées du suivi et du contrôle régulier du respect des quotas horaires, dans les établissements publics comme privés. Le calendrier scolaire national publié annuellement par le MENFP sera désormais structuré sur la base de ces normes, auxquelles toutes les écoles devront se conformer sans exception.

Le ministère justifie cette démarche par la nécessité de garantir une équité dans la qualité des apprentissages sur l’ensemble du territoire national. Étant donné que les perturbations scolaires restent fréquentes en Haïti, la formalisation de ces obligations vise à responsabiliser les acteurs du système éducatif et à protéger le droit à l’instruction de chaque élève. La Direction générale du MENFP et les directions techniques concernées sont chargées de la diffusion et de l’application stricte de ces instructions.

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