Routes et réalités : vers une urbanisation durable en Haïti

Le concept de « route » est une notion largement étudiée dans les sciences de l’ingénieur. Dans son acceptation la plus générale, une route est définie comme une direction que l’on suit ou que l’on peut suivre, que ce soit par terre, par mer ou par les airs, pour se rendre d’un lieu à un autre (Dictionnaire Larousse). Autrement dit, une route est une voie de communication essentielle permettant la libre circulation de véhicules entre deux points géographiques donnés, généralement entre deux agglomérations (P. opposé à rue) ( Fournier, 1913; Meaulnes, 1913, p. 347).
Genèse et évolution des routes
Dès la conception de l’univers, la répartition globale des êtres était rare. À cette époque, aucune trace ne se faisait remarquer ; la terre était recouverte d’eau et l’obscurité régnait partout. Ce n’est qu’avec l’apparition de la lumière que les animaux et l’homme virent le jour. Ce fut alors le début des traces qui seraient plus tard remaniées pour devenir des routes innovantes. Ainsi, les sociétés évoluaient. La mondialisation et l’industrialisation ont connu un essor vers 1960, soulignant toute l’importance accordée aux ingénieurs routiers capables d’examiner et de traiter les infrastructures routières.
Le rôle crucial des ingénieurs
En effet, ces ingénieurs possèdent la raison et la capacité intellectuelle nécessaires pour comprendre et analyser les conditions anormales des voies de communication. Leur objectif est d’apporter des solutions adéquates aux phénomènes menaçants qui mettent en péril la vie des hommes dans leurs communautés, tels que les problèmes d’assainissement, d’urbanisme, d’érosion environnementale et d’aménagement routier.
Enjeux politiques et territoriaux
La justification de cette préoccupation réside dans l’intérêt des gouvernants du pouvoir politique d’un État à instaurer une politique d’aménagement territorial au sein de l’espace communal. Cela doit se faire au profit des populations vivant dans les milieux urbains et ruraux, conformément aux normes d’urbanisme en faveur de l’intérêt général. Cependant, depuis 1986 jusqu’à aujourd’hui, les bâtisseurs réalisent des travaux de construction dans la périphérie de la République d’Haïti d’une manière anarchique, sans respecter les normes d’urbanisme.
Conséquences environnementales
Ces décisions arbitraires mettent en péril la survie des êtres vivants en raison des problèmes liés à l’accumulation des ordures et des déchets plastiques dans les rues. À Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, le déboisement est omniprésent, notamment à Morne-l’Hôpital, un lieu stratégique de la ville. Les logements qui s’y construisent constituent un danger social constant pour la protection de cette ville.
Cadre légal et responsabilités
Pourtant, la constitution de 1987 ainsi que les lois d’urbanisme établissent des règles précises concernant le rôle du pouvoir en place et des bâtisseurs dans la protection intégrale de l’environnement lors des travaux de construction. Dans ce contexte, les ingénieurs doivent réfléchir à l’importance du respect des normes préétablies par l’État afin d’éliminer ce désastre environnemental omniprésent dans le pays.
Vers une urbanisation responsable
De nombreuses interrogations demeurent sans réponses précises. L’hypothèse qui émerge est que grâce à une bonne organisation des générateurs sociaux — communément appelés institutions sociales — ainsi qu’à celles de l’État, une stricte application des normes d’urbanisme est envisageable dans le milieu haïtien. Il est essentiel d’établir un rapport entre ces normes et les réalités de l’aménagement anarchique observé dans ces villes.
Analyse technique et solutions
De fortes pluies sont toujours enregistrées dans l’aire métropolitaine, des rivières sont en crue et paralysent la libre circulation des usagers. Des zones critiques ont été constatées lors de l’écoulement des eaux superficielles avec un risque accru d’inondation.
Je propose immédiatement, un relevé topographique permettra aux ingénieurs travaillant au Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications ( MTPTC) d’appréhender les caractéristiques techniques des données afin d’apporter des solutions efficaces pour le drainage. Il est nécessaire également de définir un orthoplan pour analyser les courbes de niveau.
Ensuite, pour éviter ces inondations dans des zones très fréquentes dans le département de l’ouest comme carrefour Rita à Tabarre, la route nationale #2, ainsi celle du #8 menant à Ganthier- Malpasse ; je suggère de mettre en place plusieurs ouvrages phares :
De concevoir plusieurs plans d’urbanisme qui tiennent compte ces zones à risque. Cela inclut l’interdiction de construire dans des endroits les plus vulnérables. Puis, installer ou améliorer des systèmes de drainage pour assurer un écoulement efficace des eaux pluviales. La création de canaux, de fossés ou de drains souterrains. Par ailleurs, de promouvoir la végétation et les espaces verts, qui aident à absorber l’eau de pluie. En additionnant, de construire des barrages ou des réservoirs pour stocker temporairement les eaux de pluie lors des fortes pluies, réduisant ainsi le risque d’inondation dans les espaces habités.
En somme, pour pérenniser ces ouvrages d’art, on doit éduquer la population sur l’importance de la gestion des eaux pluviales et encourager des pratiques telles que le nettoyage des caniveaux et l’élimination correcte des déchets. Et, utiliser des outils de modélisation hydrologique pour prévoir les inondations et mettre en place un système d’alerte précoce pour avertir les résidents en cas de risque imminent. -
FIN
Richardson VERONE, étudiant finissant en Communication Sociale à l’UniversAH, journaliste . VERONE, a une formation en ingénierie écologique





