PNH-MSS-Etat d’urgence sécuritaire : Plus d’une centaine de bandits stoppés, des armes et munitions saisies

Dans le cadre de l’état d’urgence sécuritaire décrété le 17 juillet dernier par le gouvernement de transition sur quatorze (14) communes du pays, plus d’une certaine de bélligérents armés sont tombés, des armes et munitions sont confisquées, entre autres. Le directeur général de la PNH Rameau Normil a, au cours d’un point de presse le mardi 30 juillet 2024, réitéré son engagement de traquer jusqu’au bout les gangs armés partout sur le territoire national.
Le chef de la police nationale, loin de vouloir baisser les bras, entend au contraire aller jusqu’au bout pour pacifier le pays et libérer la population du joug des bandits sans foi ni loi, avec l’appui des agents de la force multinationale.
En ce qui a trait aux opérations liées à l’état d’urgence, « Cent quatre (104) bandits ont été stoppés au niveau des département de l’Ouest et de l’Artibonite dont plus de 40 à Gressier lors de violents affrontements avec la police », a informé le DG de la PNH, ajoutant que 65 individus ont été arrêtés dont la plupart pour possession illégale d’armes à feu et traffic illicite de stupéfiants. Certains sont déjà déférés par devant les instances judiciaires pour les suites que de droit.
7 véhicules confisqués, 7 évadés de prison sont récupérés par les forces de l’ordre qui ont procédé à la saisie de 9.24 kilogrammes de cocaïne, et 6.089 kilos de pailles sèches.
En présence du commandant des troupes kényanes, le général Godfrey Otunge et des membres de son Haut État Major, le DG a.i de la PNH, Rameau Normil a encore fait l’éloge du mariage entre la police et la population lequel, selon lui, commence à donner de bons résultats dans le contexte de la lutte contre le grand banditisme. Le numéro un de la PNH a invité la population à continuer de rester sur sa vigilance en guise de contribution au processus de pacification du pays.
« La machine de la tractation n’ayant pour d’autres objectifs que d’alimenter les intox autour du phénomène du kidnapping est une tentative de diversion pour induire la population en erreur », a fait savoir le commandant en chef de la PNH, soulignant que sous son commandement, ledit phénomène a considérablement affaibli dans sa course, en comparaison avec les chiffres de juillet 2023.
Sur demande du DG Rameau Normil, la population est donc invitée à rester confiante face aux efforts stratégiques que la PNH et les policiers kényans de la force multinationale continueront de consentir pour freiner complètement le phénomène de l’insécurité à travers le pays.
« L’incident qui s’est produit à l’angle des rues St Honoré et Monseigneur Guilloux le lundi 29 juillet, lors de la visite du premier ministre Garry Conille et une délégation de la chaîne americaine CNN à l’hôpital universitaire de l’État d’Haïti (HUEH) n’a rien à voir avec une attaque de gangs armés », a lancé le directeur général de la police nationale à qui veut l’entendre, en dépit des versions différentes des faits commentées à travers les médias de la capitale évoquant une scène de catastrophe où les visiteurs se sont trouvés dans un véritable sauve-qui-peut pour vider les lieux face aux menaces des gangs armés occupant les parages immédiats de l’hôpital général.
Rameau Normil a également fait mention de l’opération conjointe de la PNH et des éléments de la force multinationale en réponse à l’alerte lancée sur Ganthier le 21 juillet, où plusieurs membres de 400 Mawozo ont été blessés sous les feux des forces de l’ordre qui continuent de déployer leurs efforts pour rétablir la paix à Ganthier.
Les opérations conjointes de la police nationale et les policiers kényans de la force multinationale liées à l’état d’urgence sécuritaire décrété le 17 juillet 2024 continuent de porter ses fruits, selon Rameau Normil, indiquant que les forces de l’ordre ont la situation sous leur contrôle, notamment au centre ville de Port-au-Prince, contraire à ce qu’il qualifie de manoeuvres diversionnelles ne visant qu’à manipuler l’opinion publique et détourner l’attention de la population sur les efforts de la PNH et le force multinationale pour rétablir la sécurité dans le pays.





