Présidentielle 2027 en France : Mélenchon en embuscade, à un point du second tour

Selon le baromètre Odoxa-Mascaret du 26 mai 2026 pour Public Sénat, le leader de La France Insoumise talonne désormais Édouard Philippe à un point du second tour. Un chassé-croisé saisissant, qui rebat entièrement les cartes à gauche et au centre.
La dynamique a sensiblement changé. Le dernier baromètre Odoxa-Mascaret, réalisé les 20 et 21 mai 2026 auprès de 1 005 Français, dont 928 inscrits sur les listes électorales, vient bouleverser les certitudes de la course présidentielle : Jean-Luc Mélenchon réalise une remontée spectaculaire dans les intentions de vote.
Avec 16 % des intentions de vote, le chef de file de La France Insoumise se retrouve à un seul point d’Édouard Philippe, crédité de 17 %. Le mouvement est symétrique ; en deux mois, Mélenchon gagne exactement quatre points, quand Philippe en perd exactement quatre. Gaël Sliman, président d’Odoxa, ne prend pas de précautions oratoires : « Coup de tonnerre au premier tour. Philippe recule à 17 % et Mélenchon progresse d’autant, le menaçant désormais pour la qualification au second tour face à un Bardella toujours largement en tête. »
Ce double mouvement a deux moteurs. Du côté de Mélenchon, la dynamique insoumise s’explique d’abord par l’officialisation de sa candidature (sa quatrième tentative à l’Élysée) accompagnée d’une séquence médiatique intense et de près de 200 000 soutiens revendiqués en ligne. Du côté de Philippe, l’ancien Premier ministre est fragilisé par l’ouverture d’une enquête du Parquet national financier sur la gestion de la Cité numérique du Havre.
En tête des intentions de vote, Jordan Bardella confirme son statut de favori avec 32 %, confortant l’hypothèse d’une présence assurée au second tour pour le président du Rassemblement National.
Derrière le trio de tête, la gauche se fragmente. Raphaël Glucksmann rassemble 11 %, tandis que Marine Tondelier plafonne à 4 %, illustrant les difficultés persistantes du camp progressiste à parler d’une seule voix. Le blocage persistant des discussions à gauche autour d’une candidature commune socialiste laisse le champ libre au leader insoumis. À droite, Bruno Retailleau se maintient à 9 %, et Éric Zemmour apparaît marginalisé avec 6 %.
La question qui agite désormais les états-majors n’est donc plus de savoir qui affrontera le candidat du RN au second tour mais si ce sera encore Édouard Philippe.





