Le Parti EDE mobilise contre l’insécurité et la mauvaise gouvernance

Port-au-Prince, le 1er mars 2025 – Le Parti politique Les Engagés pour le Développement (EDE) a organisé une mobilisation d’envergure pour dénoncer l’insécurité grandissante, la corruption et la mauvaise gouvernance du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Dans un communiqué officiel, signé par son secrétaire général, Claude Edouard, le parti a réaffirmé son engagement en faveur du peuple haïtien et exigé un changement immédiat.
Une manifestation massive malgré la répression
D’après le communiqué, plusieurs milliers de manifestants, membres et sympathisants du parti, ont répondu à l’appel d’EDE et sont descendus dans les rues pour dénoncer la montée des crimes des gangs armés et l’incapacité du gouvernement à y faire face. Malgré l’usage intensif de gaz lacrymogène par la police, les manifestants ont maintenu une attitude pacifique, marquant ainsi une première contestation d’ampleur contre le pouvoir actuel.
Un gouvernement accusé d’échec total
Le Parti EDE ne mâche pas ses mots envers le gouvernement dirigé par le CPT et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qu’il accuse d’être incapable de répondre aux besoins fondamentaux de la nation. « La transition politique actuelle est un échec retentissant », souligne le communiqué, rappelant que le parti a été le premier à dénoncer les scandales de corruption au sein du CPT.
Pour EDE, la situation actuelle plonge le pays dans un chaos grandissant et ne sert que les intérêts d’une minorité au détriment du peuple haïtien.
Un appel à un changement immédiat
Face à l’insécurité, à la mauvaise gouvernance et à l’impunité, le parti réaffirme sa détermination à poursuivre son combat pacifique. Il appelle à un « renversement immédiat » de la situation actuelle et insiste sur la nécessité de restaurer un État fonctionnel, capable de protéger et de servir la population.
Dans un message fort adressé au peuple haïtien, le communiqué conclut : « EDE se nou, nou se EDE ! », marquant ainsi la volonté du parti de s’imposer comme une force incontournable pour l’avenir du pays.
Alors que la crise politique et sécuritaire s’aggrave, cette mobilisation marque peut-être un tournant dans le rapport de force entre l’opposition et le gouvernement en place.





