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Haïti : Un nouveau souffle à la tête de la PNH, la peur doit changer de camp

Port-au-Prince, 8 août 2025 Sous un soleil lourd et un pays en quête d’apaisement, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a tourné une nouvelle page de l’histoire sécuritaire nationale. Dans la cour feutrée de la Villa d’Accueil, l’inspecteur André Jonas Vladimir Paraison a reçu, des mains mêmes du CPT, l’arrêté le nommant Directeur général a.i. de la Police nationale d’Haïti (PNH). Une cérémonie empreinte de gravité, en présence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, de membres du gouvernement, et de son prédécesseur, Normil Rameau, qui occupait le poste depuis juin 2024.

Le président du CPT, Laurent Saint-Cyr, n’a pas mâché ses mots , La peur doit changer de camp ». Un mantra lancé comme un avertissement aux criminels, mais aussi comme un signal fort de rupture. Saluant la résilience de Normil Rameau face à un contexte explosif, il a affirmé placer une confiance entière en Paraison, décrit comme un homme de terrain à l’efficacité redoutée.

Pour l’inspecteur général Paraison, cet instant marque plus qu’une promotion : c’est un serment. Ancien coordonnateur de sécurité du Palais national, avec trois décennies de service derrière lui, il connaît les forces et les failles de l’institution. Sa voix posée a toutefois laissé transparaître l’urgence : « Je n’ai pas droit à l’erreur . Il a promis de restaurer l’autorité de la PNH sur tout le territoire, en appelant à un soutien accru du CPT et du gouvernement pour permettre aux policiers de remplir pleinement leur mission , Protéger et Servir .

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Son appel à l’unité a résonné comme un cri du cœur. Il souhaite mobiliser non seulement les policiers actifs, mais aussi les anciens Directeurs généraux et les retraités de la PNH, pour bâtir un front commun. Le peuple n’a qu’un seul pays , a-t-il martelé.

En actant cette nomination, le CPT envoie un message clair : l’heure n’est plus aux demi-mesures. Dans un pays meurtri par l’insécurité, cette passation de pouvoir se veut le premier acte d’une reconquête.

Reste à voir si, dans les semaines à venir, les rues d’Haïti sentiront que, véritablement… la peur a changé de camp.

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