Exploitation de sable : le ministère de l’Environnement consulte les opérateurs concernés par la suspension des activités

Le ministère de l’Environnement a organisé une rencontre de consultation avec des exploitants de carrières de sable touchés par la récente suspension temporaire des activités d’extraction dans les zones de Laboule, Pèlerin et Boutillier.

Cette réunion avait pour objectif de présenter aux opérateurs les motifs ayant conduit à l’adoption de cette mesure et de recueillir leurs observations. Selon les responsables du ministère, les échanges ont porté sur les conséquences environnementales associées à l’exploitation des carrières ainsi que sur les conditions d’encadrement du secteur.
Au cours de la séance, des représentants du Bureau des Mines et de l’Énergie (BME) et du Bureau national d’évaluation environnementale (BNEE) ont exposé plusieurs préoccupations liées à l’extraction de sable. Ils ont notamment évoqué les risques d’érosion des sols, de dégradation des écosystèmes, d’instabilité des terrains et de glissements de terrain susceptibles d’affecter les populations vivant à proximité des sites concernés.
Les autorités ont indiqué que la suspension des activités, prévue pour une durée d’un mois, se veut une mesure temporaire destinée à permettre l’évaluation de la situation et la recherche de solutions conciliant les impératifs environnementaux et les besoins économiques du secteur.
La rencontre a réuni six exploitants de carrières ainsi que plusieurs représentants d’institutions publiques, dont des autorités locales de Pétion-Ville et de Kenscoff, des responsables du ministère de l’Environnement, de l’Agence nationale des aires protégées (ANAP), du Bureau des Mines et de l’Énergie et des représentants des collectivités concernées.
Les exploitants présents ont pu faire part de leurs préoccupations et échanger avec les autorités sur les conséquences de la suspension ainsi que sur les perspectives d’encadrement futur des activités d’extraction.
À l’issue de la réunion, le ministère a annoncé la tenue d’une nouvelle séance de travail dans un délai d’environ une semaine. Celle-ci devrait permettre de présenter les orientations envisagées pour la réglementation et la gestion des carrières de sable dans les zones concernées.
Cette démarche s’inscrit dans un processus de concertation engagé par les autorités autour de la gestion des ressources naturelles et de la prévention des risques environnementaux.





