Haiti-Justice : La commune de Jean Rabel encore privée d’un tribunal de première instance et de services sociaux de base

La justice absente à Jean Rabel, la population lance un cri d’alarme en vue de forcer le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé à prendre ses responsabilités en dotant cette commune du département du Nord Nord’Ouest d’un tribunal de première instance pouvant répondre adéquatement aux besoins de la population en matière de justice.
A l’exception de Jean Rabel (Nord’Ouest) qui n’a encore aucune marche de manœuvre quant à ses décisions de justice, les communes du Limbé (Nord) et de Ouanaminthe (Nord’Est) ont déjà bénéficié de la décision adoptée par arrêté présidentiel sous Jovenel Moîse d’implanter un tribunal de première instance dans ces trois communes localisées dans la périphérie du Grand Nord. Labsence du tribunal civil constitue donc un problème majeur pour les habitants qui ne savent plus à quel saint se vouer pour résoudre ce problème.
Parallèlement, les routes étant en terre battue et ruinées par les eaux de pluie sont visiblement impraticables. Les habitants font face à un véritable casse-tête chinois pour atteindre les localités de Mare Rouge, du Môle Saint Nicolas, de Baie se Henne ou de Bombardopolis, entre autres.
Un commissariat d’au moins deux policiers assure toute la sécurité pour une population de plus de 160 mille habitants qui n’ont aucun accès aux services bancaires et aux soins sanitaires. La Direction Générale des Impôts (DGI) et le service d’immigration et d’émigration sont inexistants à Jean Rabel. Les citoyens, aux abois, sont obligés de se rendre dans la métropole du Nord-Ouest pour accéder aux services bancaires et autres services de base plutôt indispensables.
En cas de mariage, par exemple, les concernés doivent obligatoirement se rendre à Port-de-Paix pour se procurer des documents légaux nécessaires.
Les habitants de Jean Rabel ne cessent de raconter leur déboire quotidien dans cette ville côtière qui offre pourtant des opportunités économiques que l’état haitien pourrait bel et bien profiter et les transformer sous forme de services la population.
L’absence de routes et d’institutions étatiques constituent donc l’un des problèmes majeurs de la commune de Jean Rabel où la population s’arme encore de patience en attendant que le gouvernement haïtien puisse au moins accomplir cette promesse qui est déjà une réalité dans les deux autres communes ci-dessus mentionnées.
L’inexistance d’une école professionnelle de renom pouvant assurer la formation des jeunes constitue également un manque crucial auquel les Jean Rabelois veulent coute que coute pallier.
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