SANTE

OMS : le ministre haïtien de la Santé élu vice-président du Conseil exécutif de l’OMS pour la région des Amériques

́Réuni à Genève les 25 et 26 mai 2026 à l’occasion de la 79e Assemblée mondiale de la Santé, le Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a élu le ministre haïtien de la Santé publique et de la Population, le Dr Bertrand Sinal, au poste de vice-président pour la région des Amériques. Cette élection constitue une reconnaissance importante pour Haïti, qui entend désormais jouer un rôle accru dans les grandes décisions de santé mondiale et porter, avec davantage d’influence, la voix des pays les plus vulnérables.

C’est une consécration à la fois diplomatique et sanitaire pour Haïti. En marge de la 79e Assemblée mondiale de la Santé et de la 159e session du Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), tenues à Genève les 25 et 26 mai 2026, le ministre haïtien de la Santé publique et de la Population, le Dr Bertrand Sinal, a été élu vice-président du Conseil exécutif de l’OMS pour la région des Amériques.

Par cette élection, la délégation haïtienne, conduite par le ministre lui-même, obtient une place stratégique au sein de l’une des principales instances de gouvernance sanitaire internationale. Cette désignation revêt une portée symbolique particulière pour un pays souvent présenté comme bénéficiaire de l’aide internationale plutôt que comme acteur participant à l’élaboration des politiques mondiales de santé.

Le Conseil exécutif de l’OMS, composé de 34 États membres techniquement qualifiés dans le domaine de la santé, est chargé de mettre en œuvre les décisions et les orientations adoptées par l’Assemblée mondiale de la Santé. Ses membres jouent un rôle central dans la définition des priorités sanitaires internationales, la coordination des politiques de santé publique et la gestion des grandes urgences sanitaires mondiales.

Réagissant à son élection, le Dr Bertrand Sinal a déclaré accueillir cette responsabilité « avec humilité, responsabilité et détermination ». Pour le ministre haïtien, cette nomination dépasse le cadre strictement institutionnel et traduit une reconnaissance de la nécessité d’inclure davantage les pays confrontés à des crises structurelles dans les espaces internationaux de décision. « Cette élection constitue un signal fort : les pays confrontés à la fragilité, aux crises et aux défis structurels doivent pleinement participer à l’orientation des grandes décisions de santé mondiale », a-t-il affirmé devant les États membres, au nom du gouvernement haïtien.

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À travers cette vice-présidence, Haïti entend défendre une vision d’une OMS « forte, réactive et profondément connectée aux réalités des États membres, en particulier des pays les plus vulnérables ». Le ministre a également insisté sur la volonté de son pays de promouvoir, au sein du Conseil exécutif, une approche fondée sur l’équité, la dignité humaine et des réponses concrètes face aux urgences sanitaires et humanitaires. « Notre pays portera au sein du Conseil exécutif une voix attachée à l’équité, à la dignité des populations et à des réponses concrètes face aux urgences sanitaires et humaines », a-t-il soutenu.

Cette élection intervient dans un contexte particulièrement difficile pour Haïti, confronté depuis plusieurs années à une grave crise sécuritaire, politique et humanitaire ayant fragilisé l’ensemble des services publics, y compris le système de santé. Dans ce climat d’instabilité, l’accession d’un représentant haïtien à la vice-présidence du Conseil exécutif de l’OMS apparaît comme un signal diplomatique important pour les autorités de Port-au-Prince, qui y voient une opportunité de renforcer la présence et l’influence du pays dans les grands espaces multilatéraux.

Au-delà de sa dimension protocolaire, cette nomination pourrait également permettre à Haïti de mieux faire entendre les préoccupations des États confrontés à des systèmes de santé fragiles, aux catastrophes humanitaires, aux pandémies et aux inégalités d’accès aux soins. Elle confère aussi au pays une visibilité nouvelle dans les débats internationaux relatifs au financement de la santé, à la préparation aux crises sanitaires et au renforcement des mécanismes de solidarité internationale.

Pour les autorités haïtiennes, cette vice-présidence représente enfin une reconnaissance de la résilience d’un pays qui, malgré les crises successives, continue de chercher à participer activement aux discussions mondiales sur les enjeux de santé publique et de coopération internationale.

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