Haïti – Insécurité : « Le quartier Adoken, limitrophe au commissariat, un cimetière à ciel ouvert », dénoncent des résidents de Delmas 33

Le quartier dénommé Adoken à Delmas 33, situé non loin du commissariat, s’est depuis quelque temps transformé en un véritable cimetière à ciel ouvert où des personnes en apparence policière débarquant en voiture exécutent sommairement leurs victimes qu’ils décapitent ensuite avant de repartir. Par peur de se faire tuer des résidents de ladite zone ne cessent de se plaindre en catimini de cette lamentable situation où des hommes en uniformes de police viennent quotidiennement exécuter leur sale besogne soit en achevant des personnes arrêtées ou en déposant des cadavres encombrants d’individus assassinés dans d’autres espaces.
Rien que dans la journée d’hier, lundi 8 juillet 2024, un cadavre sans tête, visiblement calciné, gisait encore sur la chaussée conduisant vers la station « Adoken », dans le voisinage immédiat de l’église Shalom, à Delmas 33.
Qui sont véritablement ces individus uniforme de police en plus, qui font cette sale besogne ? Cette question est encore pendante en attendant de pouvoir vérifier l’authenticité de leur identité.
« Ils arrivent en voiture parfois Pick up avec des individus menottées ou parfois
ligotées venant d’on ne sait où et reprochés d’on ne sait quoi, et s’empressent d’exécuter leur forfait. Comme si c’était à Titanyen ou dans un cimetière », nous informe un citoyen avisé résidant dans le quartier et requérant l’anonymat.
« Nombre de fois ils se font aider par des résidents complices pour exécuter leur sale mission. Les victimes sont emmenées ici le soir. Elles sont exécutées et décapitées par leurs bourreaux qui ensuite calcinent leurs cadavres avant de repartir en voiture. On entend souvent partir deux ou 4 coups de feux soit pour achever leurs victimes ou pour s’assurer que le sale boulot est bel et bien fait. Et le lendemain on ne fait que constater les corps completement calcinés ou à moitié », renchérit une mère de famille dans la cinquantaine, toujours sous couvert d’anonymat, question de ne pas se faire repérer par ceux qui servent de complices aux auteurs de ces actes.
Après 24 ou 48 heures, les cadavres qui ne sont pas complètement calcinés empoisonnent la vie des citoyens en dégageant une odeur nauséabonde, particulièrement quand les chiens se mêlent de la partie, selon ce qu’explique une jeune femme nous servant de source d’inspiration nous invitant au respect de l’anonymat.
Tirant la sonnette d’alarme, les résidents de la zone communément appelée « Adoken », à l’instar des habitants de Maïs-gâté, pressent les autorités policières, municipales et judiciaires d’agir en conséquence, question de remédier à cette situation intolérable menaçant à la fois la réputation de la zone et la santé des résidents.





