Le MPCE mobilise les institutions publiques autour du Programme d’Investissement Public rectificatif 2025-2026

Le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) a réuni vendredi les principaux acteurs du système national de planification dans le cadre d’un atelier consacré à la mise en œuvre du Programme d’Investissement Public (PIP) rectificatif pour l’exercice fiscal 2025-2026.
La rencontre a rassemblé les responsables des Unités d’Études et de Programmation (UEP), ainsi que des représentants de plusieurs ministères et organismes publics. Les discussions ont porté sur l’état d’avancement des projets inscrits au programme, leur suivi ainsi que les mécanismes visant à améliorer leur exécution au cours des derniers mois de l’année budgétaire.
À l’ouverture des travaux, la ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Sandra Paulemon, a rappelé les missions du MPCE en matière de coordination des investissements publics et de planification du développement. Elle a souligné l’importance du rôle joué par les UEP dans la conception, le suivi et l’évaluation des projets financés par l’État.
Selon la ministre, les investissements retenus dans la version révisée du programme doivent s’inscrire dans les orientations stratégiques définies par les autorités nationales. Les secteurs liés à la gouvernance, à la sécurité, aux infrastructures, aux services sociaux essentiels, à la relance économique et au renforcement des institutions figurent parmi les domaines prioritaires identifiés.
Alors que l’exercice fiscal entre dans sa phase finale, les responsables des différentes institutions ont été invités à renforcer le suivi administratif et technique des projets en cours. L’objectif est notamment de garantir la disponibilité des informations nécessaires à l’évaluation des investissements et à la prise de décision.
Les participants ont également examiné les indicateurs de performance associés au PIP rectificatif. Les échanges ont mis l’accent sur la nécessité de disposer d’outils de mesure permettant d’évaluer de manière concrète les effets des dépenses publiques sur les conditions de vie de la population.
La question de la coordination entre les différentes entités publiques a aussi occupé une place importante dans les débats. Les autorités ont plaidé pour un meilleur partage de l’information et une gestion davantage axée sur les résultats afin d’accroître l’efficacité des interventions de l’État.
Intervenant au cours de l’atelier, le directeur général du MPCE, Guy Roméro Latry, a insisté sur l’importance d’accélérer les efforts pour atteindre les objectifs fixés avant la fin de l’exercice budgétaire. Il a estimé que la réussite du programme dépendra de la capacité des institutions à convertir les ressources disponibles en réalisations tangibles et durables.
De son côté, le directeur de l’Investissement public, Frantz Bastien, a rappelé que le PIP rectificatif constitue un outil de gestion stratégique permettant d’adapter les projets aux réalités du contexte national. Il a souligné que cette démarche favorise notamment l’ajustement des coûts, des échéanciers et des modalités d’exécution, tout en intégrant les nouvelles priorités gouvernementales.
Les travaux doivent se poursuivre par une analyse détaillée des projets inscrits au programme révisé, avec une attention particulière portée à leur niveau d’exécution et aux perspectives de réalisation d’ici la clôture de l’exercice fiscal 2025-2026.





