Fanmi Lavalas met en doute la tenue d’élections libres dans le pays tant que l’insécurité persiste

Dans un communiqué publié ce 6 octobre 2026, le parti Fanmi Lavalas affirme qu’il n’y a pas de « demokrasi san lapè nan tèt ak lapè nan vant ». Et malheureusement, poursuit la note signée par le Dr Maryse Narcisse et M. Joël Édouard Vorbe, au nom du Comité exécutif de Fanmi Lavalas, Haïti ne dispose actuellement ni de l’une ni de l’autre.
Pour les dirigeants de l’Organisation Politique de l’ancien Président Aristide, la sécurité figure au premier rang des besoins des Haïtiens, qu’ils vivent dans le pays ou dans la diaspora, où beaucoup demandent à pouvoir rentrer sans crainte. Le parti reproche au gouvernement de promettre la sécurité alors que les enlèvements, les massacres et la violence se propagent. Il relève que les grands axes routiers demeurent paralysés par l’insécurité et que l’aéroport de Port-au-Prince est toujours fermé.
Le parti s’interroge sur la possibilité d’organiser des élections libres et honnêtes alors que des déplacés ne peuvent regagner leur domicile et que les conditions d’un exercice effectif du droit de vote ne sont pas réunies. Il accuse l’exécutif de vouloir procéder à une « sélection » plutôt qu’à une élection, au risque d’aggraver une situation déjà jugée très grave, et lui rappelle qu’il doit écouter les avertissements.
Fanmi Lavalas rappelle avoir accepté de signer le pacte national du 22 février 2026 et de participer au gouvernement, dans la perspective d’un scrutin libre, honnête et démocratique, qui suppose, selon lui, un préalable sécuritaire. Il appelle enfin à entendre les victimes de l’insécurité, ici comme à l’étranger, et à rétablir ensemble le pays dans le respect mutuel.





