POLITIQUE

Pêche : En quête de sa licence de fonctionnement, l’ANAFARH dénonce des ex-ministres de l’agriculture et un ancien sénateur de la république

Privée depuis quelques années de sa licence de fonctionnement pour mener ses activités dans le commerce de l’exportation d’anguilles, l’association nationale des fournisseurs d’anguilles de rivière d’Haïti (ANAFARH) monte au créneau une nouvelle fois pour continuer de dénoncer à la fois des personnalités et associations sœurs qui continuent de faire obstacle à l’octroi du document officiel lui conférant le droit d’évoluer dans le secteur de la pêche. Dans cette quête périlleuse pour retrouver sa licence, le nom de l’ex sénateur Moise Jean Charles figure dorénavant parmi les quatre (4) anciens titulaires du MARNDR qui ont largement contribué dans ce qui s’apparente à une vaste opération de corruption financière et d’abus d’autorité pour confisquer davantage la licence de l’ANAFARH, à en croire les dirigeants de ladite association, en conférence de presse, mercredi 3 juillet 2024.

Dans le cadre de cette énième conférence de presse, l’ANAFARH a dénoncé un ministère de l’agriculture miné par la corruption, notamment dans livraison de licence aux plus offrants. Le président de l’association Jésubon Nancy se révolte face à ce qu’il qualifie de méchanceté subie par son institution bien avant le règne de feu président Jovenel Moïse dont les promesses de campagne n’ont pas été respectées et jusqu’à Jean Charles Moise qui lui avait également fait des promesses mirobolantes. L’ex sénateur dont l’influence semble planer sur la gestion actuelle du MARNDR est accusé d’avoir empoché trois millions(3.000.000) de dollars pour avoir livré le secteur de la pèche aux mains des éternels détracteurs de l’ANAFARH et d’autres associations crédibles œuvrant dans le domaine. Le patron de l’ANAFARH presse Jean Charles Moïse  à se ressaisir en vue d’éviter le pire dans sa carrière politique.  Profitant de cette rencontre avec la presse et, certificat médical en mains, il a exhibé des photos de la bastonnade qui a failli lui couter la vie, après avoir dénoncé  les torts subis par son association lors d’une intervention dans la presse en décembre 2022ouu il avait dénoncé le nommé Jean Gay, frère de l’ex ministre Joanas Gay, et  l’ANAPRAH.

«  Des individus non identifiés ont fait irruption chez moi pour me tuer. Ils m’ont sérieusement bastonné et laissé pour mort. Je n’ai eu la vie sauve que grâce à l’intervention divine », a expliqué le président de l’ANAFARH retraçant les faits de l’incident devant les caméras de la presse.

Pour Lucson Nobert, secrétaire général de l’ANAFARH, a pointé du doigt les responsables de l’association nationale  pour la protection des ressources aquatiques (ANAPRAH) pour des actes de vandalisme causés aux dépends de paisibles citoyens qui évoluent dans le secteur de la pêche. 

« Je souhaiterais vivement que l’Etat décerne les licences a toute personne ou association respectant les critères définis par la loi, pour qu’enfin cesse la question de trafic d’influence dans le secteur, a-t-il fait remarquer.                                                                                                                                              Même son de cloche pour Prince Richardson qui fait office de porte-parole de l’association a procédé à l’énumération de tierces personnes et associations ne répondant à aucune norme légale pourtant détenteuses de leurs licences respectives. Le nomme Walson Sanon et consorts sont donc pointés du doigt dans cette affaire louche barrant la route à des associations paysannes de pêche légales au même titre que l’ANAFARH.

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Citant les différentes entreprises privées de leur licence à cause de l’influence de l’ANAPRAH, le président de l’association des pécheurs pour le développement d’Haïti (APDH), Will Jeune, dénonçant une politique deux poids deux mesures, s’est surtout penché sur l’éternelle discrimination instaurée par les tenants de ladite association au sein du secteur. 

Dans ce qu’ils qualifient d’une vaste opération de corruption,  les représentants de l’ANAFARH accusent des ex ministres de l’agriculture dont Patrice Séverin, Joubert C. Angrand, Marie Carmelle André Belliard, Charlot Brédy et Jean Gay, frère de l’ex ministre Joanas Gay, pour avoir témoigné de leur connivence avec l’association nationale pour la protection des ressources aquatiques (ANAPRA) qui continue de faire ce que bon lui semble au niveau dudit secteur. Optant pour une gestion efficace et équitable du secteur de la pêche, ils invitent le premier ministre Dr Garry Conille et les conseillers-présidents à intervenir dans ce dossier de corruption qui ne fait que souiller  la réputation du ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (MARNDR) sous l’égide duquel  évolue le secteur de la pêche en Haïti.

Ces quatre (4) ex ministres sont particulièrement indexés dans la vente aux enchères des licences de fonctionnement à des organisations bidons n’existant que de noms, alors que celles remplissant vertablement les conditions légales et respectant les critères exigés par la Loi sont privées de leurs licences pour pouvoir continuer d’évoluer sans ambages dans le commerce de l’exportation des anguilles de rivière.

Les responsables de l’ANAFARH en appellent à la responsabilité de l’unité de lutte contre la corruption (ULCC) pour procéder l’audit interne autour de la gestion des  ex ministre de l’agriculture, baignés selon eux dans des actes corruptibles liés particulièrement aux trafics d’influence et la réception continuelle de pots de vins.

Au terme de la conférence de presse de ce mercredi, une plainte formelle devrait être déposée à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) contre les représentants de l’association nationale pour la protection des ressources aquatiques (ANAPRA) qui, ont-ils précisé, continue de se constituer en obstacle contre la bonne marche du MARNDR et du secteur de la pêche des anguilles en particulier. La secrétaire adjointe de l’ANAFARH, Lovetha Jérôme, se voulait claire là-dessus : Pas question pour elle de laisser passer cette opportunité de freiner ces actes de corruption qui gangrènent un secteur aussi vital pour le pays que celui de la pêche des anguilles. Les corrupteurs et les corrompus vont devoir répondre et payer pour leurs actes par devant la justice. Cette démarche légale de l’ANAFARH va devoir obligatoirement libérer le secteur  des manœuvres discriminatoires qui le rongent depuis fort longtemps.

À bon entendeur… 

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