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L’inconvénient d’une  guerre nucléaire est la fin d’un monde

Si Poutine refuse la paix, c’est parce qu’il a les moyens  de  tenir dans  une  guerre qui pourrait devenir nucléaire. Il se justifie par  une  raison politique qui  ne s’enracine pas  dans  du romantisme. Mais, qui rime  à ce côté  tragique  de  l’histoire  de  la Russie. Guerre  et  Paix de  Léon  Tolstoï est  une  expression de  cette  culture  du  tragique  qui  fait l’âme  du  peuple  russe, dont  le  fils  de  l’auteur, chef  de  la Douma, Piott Tolstoï est un  écho assez  résonnant  contre les  ennemis  de  la Russie  en  guerre  contre  l’Ukraine. Vladimir Poutine avait craint  qu’il n’y ait  plus  que  des  pierres  pour  faire  une  quatrième  guerre mondiale, car  la troisième aurait  détruit l’humanité. Aussi, la  fin  de  l’équilibre entre les  puissances  nucléaires, face à la nouvelle Escalade,  dessine l’horizon  absurde de ne  plus  pouvoir tracer  et limiter le  front  d’une  guerre  entre  les  États-unis et  la Russie. En raison des  inconvénients de  la fragilité commune  qu’engendre la detention et l’utilisation de l’arme  nucléaire. 

Le nombre des armées et  la superficie des  territoires étant  des  facteurs utiles dans  les  guerres  traditionnelles, avec  les  attaques  d’assault et la démoralisation des lignes de front, l’arme  nucléaire défie  les  stratégies  et  les  tactiques. Tout  dépend de  la personnalité, des logiques de la rationalité politique,  et de la conscience humaine de  celui  qui détient  le bouton  de  la  manette  de  commamde  de la bombe  fatale. Sans oublier que  la technologie  de  cet  armement donne  à un  homme  politique la certitude  d »une  riposte  posthume. C’est pourquoi les  propos  de  Dimitri Netvedev n’ont pas été interprétés  comme  un  discours délirant ou  seulement provocateur  par l’état major  de  l’armée américaine, après  l’ultimatum lancé par  Donald  Trump à un  Poutine  déterminé à  poursuivre  ce  que  le  devoir  et  l’honneur  historiques  lui  dictent, depuis  l’envahissement  de  l’Ukraine.

Les secrêts et la discrétion des  alliances donnent  toujours  des  attitudes  aux états  en situation  d’affrontement que la diplomatie ne  saurait  mettre  en  débat  public. Les tentatives  d’isoler la Russie  de la Chine, du  Brésil, ou de  l’Inde  par  la stratégie  des  droits  de  douanes échouent à neutraliser  Vladimir  Poutine dans son l’impérialisme ou anti-impérialisme militaire pour la conquête des espaces vitaux. Ou dans  sa vision  de  la sécurité de son  pays par  rapport aux  projets de l’OTAN, qui défend les enjeux de la conférence de Yalta et achève l’effondrement de l’URSS. Et  l’inquiétude des  européens  à cet  égard  ne  fait  que  s’accroitre, et  qui  ne  voient  la  Russie  que comme une  cible  à éliminer  de  la carte  du  continent, où celle-ci occupe  une  position  stratégique vis-a-vis des  pays  européens occidentaux et  des  pays  orientaux qui  ne  s’alignent pas  sur  la  position de  l’OTAN que  commande le  pentagone. Mais, aussi les  amitiés paradoxalement aristotéliciennes  de  Poutine sur  le  continent  européens  rend  la  Russie  plus  menaçante pour les européens et  les  États-unis. 

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Que peuvent annoncer les  deux  submersibles américains dans  les océans? Poutine  ne  détruira  pas ses  adversaires sans  courir le  risque d’être  une cible  de  la  destruction  nucléaire. Une  strategie qui  ne  fait que  donner raison à Raymond Aron, comme le spectateur engage qu’il était après Hiroshima et Nagasaki. La guerre  nucléaire sera absurde, tant  qu’elle  ne  fera pas  de  vainqueurs. Ni  dans  le  camp  des  agresseurs, ni  dans  celui de  la riposte. Il faudra  donc  que  la  diplomatie  trouve  toujours  une  place  dans  une  politique  qui doit  être faite à la dimension  des  êtres  humains  qui  souffrent et  espèrent  un  monde meilleur. Là, il s’agit  d’un  monde comme l’a défini  Hannah  Arendt: l’ensemble  des  liens qui  se  nouent entre des  êtres  humains  qui  ont  le  droit et  le  devoir de  se contredire, mais de s’accepter à la fin de leurs antagonismes.

Cheriscler Evens 

Professeur et journaliste 

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