SOCIETE

Haïti-Société : l’Église catholique suspend ses activités trois jours durant, en raison des cas d’enlèvements

Sous la dictée de la conférence épiscopale haïtienne et la conférence des religieux haïtiens, les institutions catholiques, y compris les écoles et les universités, ont de nouveau fermé leurs portes ce mercredi en Haïti, et ce jusqu’à vendredi, pour continuer d’exiger la libération sans condition de cinq prêtres, deux religieuses et deux laïques engagés enlevés il y’a plus d’une semaine dans la périphérie nord de la capitale.

Les responsables de l’Église catholique ont également organisé des messes pour prier pour les personnes séquestrées par les ravisseurs, dont au moins deux sont français – et ont sonné les cloches à l’église Saint-Pierre de Pétion-ville à midi, où des centaines de personnes se sont rassemblées pour exprimer leur soutien.

Les personnes enlevées ont été identifiées comme les religieuses Anne-Marie Dorcelus et Agnès Bordeau, les prêtres Michel Briand, Evens Joseph, Jean-Nicaise Millien, Joël Thomas et Hugues Baptiste et trois parents d’un autre prêtre.

L’une des victimes aurait déjà été libérée pour cause de maladie, selon des informations circulant dans la presse locale.

Un homme qui s’est identifié comme étant Lanmò San Jou, du gang des 400 Mawozo, intervenant sur une station de radio à la capitale haïtienne que « les citoyens français sont parmi les otages les plus importants. Si Haïti est encore dans cet état lamentable, c’est grâce aux Français. »

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En 1804, Haïti a obtenu son indépendance de la France, ce qui a exigé d’énormes dommages, a rappelé le présumé chef de gang.

Le chef de gang présumé a déclaré qu’il voulait une restitution de la France et qu’il cesserait de nourrir les otages, refusant toutefois de dire le montant de la rançon qu’il avait exigé.

Les responsables de l’Église qui ont organisé la fermeture des institutions ont déclaré que des messes se tiendraient mercredi et jeudi et que, vendredi, des cloches d’églises à travers le pays retentiront pour les victimes. « Nous, les évêques catholiques d’Haïti, voyons avec une grande tristesse qu’il n’y a pas eu de changement dans la situation de nos frères et sœurs aux mains des bandits », a déclaré mardi la Conférence des évêques catholiques dans un communiqué.

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