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Arcahaie: lieu de  la mémoire du symbolisme national et militaire du 18 mai 1803 inexistant en 2025

Au camp Gérard de la ville de Léogane, l’unité du commandement de l’armée révolutionnaire fut donné au général Jean Jacques  Dessalines. Les indigènes devaient progresser dans leurs victoires contre l’armée expéditionnaire de Napoléon Bonaparte qui était venue rétablir l’autorité d’une métropole française esclavagiste, malgré les glas  d’une  révolution antimonarchiste et républicaine. Mais, pour prendre une  décision finale et indépendantiste, il a fallu lancé trois jours de congrès politique dans la ville de l’Arcahaie qui devait durer du 15 au 18 mai 1803, date butoire de la création du bicolore comme symbolisme de la nation, de l’armée et de l’état politique d »Haiti qui furent les faits sociologiques d’une victoire historique des peuples noirs pour un universalisme des droits de l’homme et du citoyen en Amérique et dans le monde. Ce fut à un  sous  lieutenant du général Rochambeau Donatien qu’est apparue l’évidence que les  haitiens voulaient se débarasser de la tutelle coloniale pour devenir independants en se créant un drapeau qui n’avait plus la bande  blanche au milieu des couleurs rouge  et bleue formant l’emblème de la république française. Avec la fougue et l’héroïme qui créait le décor spectaculaire au jour du 18 novembre 1803 à Vertières, la victoire finale fut marquée par la capitulation des  français qui acceptèrent de signer un retrait total de leurs troupes de l’île. Le 20 décembre 1803, il y eut une première proclamation de l’indépendance à Fort Liberté. Mais, il a fallu l’écriture de l’acte épique d’indépendance de Boisrond Tonnerre pour une déclaration grandiose et solennelle sur la place d’armes des Gonaïves le premier janvier 1804. 

Dans la tradition des fêtes nationales qui marquent la progression historique des anciens et nouveaux libres vers la proclamation de l’indépendance d’Haïti, le 18 mai a toujours été une occasion de grandes parades qui montraient les couleurs du symbolisme national et militaire de l’État d’Haïti. Prestige, autorité, et puissance de commandement furent les caractéristiques d’une armée, dont les troupes défilaient dans les aires du champ de Mars, avant de se faire applaudir et admirer au spectacle qu’organisait la ville de l’Arcahaie. Une ville qui était à cette date commemorative toujours en liesse dans une atmosphère sonorisée par l’orchestre officielle du palais national et les orchestres des corps d’honneur qui communiait une jeunesse, non pas dans une  ambiance de déhanchement grotesque sous la musique indécente, mais dans une  synchronie des  figures  chorégraphiques et un esprit de civisme et de citoyenneté juvenile qu’exprimaient les chansons « Hymne à la jeunesse et La dessalinienne ».

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La date fut toujours une  occasion pour l’expression d’un impératif d’appartenance symbolique qui n’avait rien du folklorisme dépourvu de sens que l’on observe depuis des années avec l’effritement des valeurs civiques. Elle s’est transformée en une opportunité de monnayage pour beaucoup de jeunes  militants politiques et de chefs des organisations populaires qui s’offrent pour créer des événements artificieux  qui n’ont aucun lien avec les  valeurs dont la nation doit se rappeler pendant les festivités commémoratives. 

Ce qui montre la gravité de la caricature d’une  tradition qui offrait à l’État haitien de montrer ses  compétences  régaliennes est la fragilité de la sécurité de la ville de l’Arcahaie et des  zones périphériques du palais national qui représentent des  lieux symboliques du 18 mai1803. Même s’il s’agit d’une fête nationale que l’on doit célébrer sur toute la superficie des 27750 kilomètres carré qui incluent les ïles adjacentes de la république d’Haiti, dont la Navase qui est soumis à la décision des États-unis  » Guano’s island acte ».

Ce 18 mai 2025, la ville du Cap fêtera pompeuse la création du bicolore haïtien. Cet événement exprimera un certain symbolisme aussi par la mémoire du 18 novembre 1803 qui rappelle la victoire de l’armée, et dont les scuptures des héros à Vertières devraient être le symbole rayonnant. Ce qui  n’est pas le cas malheureusement avec la pollution et la degradation du quartier de la commune du Cap qui porte le nom de  Vertières. Mais, le devoir national ne peut être mis en sursis. C’est aux dirigeants qui veulent exprimer le prestige de la nation haïtienne, restituer à l’État haïtien son autorité, et redonner à la jeunesse haïtienne son âme et son esprit de civisme, de rétablir une tradition nationale. C’est-à-dire, rénover un champ de Mars qui accueillira les parades  traditionnelles et créer les conditions  de  sécurité dans toutes les communes, dont Arcahaie qui doit demeurer la cité du drapeau et de la commémoration de cette date de l’histoire nationale du peuple haïtien. Ce faisant, il faut faire le débat sur l’actualité que ce 18 mai 2025 Arcahaie demeure un lieu où on ne verra pas l’image du symbolisme national et militaire traditionnel.

Cheriscler Evens 

Professeur et Journaliste 

Pour garder les symbolismes  nationaux!

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