Rapport sur le Massacre à Pont-Sondé : ECCREDHH accuse le Gouvernement Conille et le Haut Commandement de la Police Nationale d’Haïti (PNH)

Port-au-Prince, le 7/10/ 2024
L’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Egalité des Droits de
l’Homme en Haïti (ECCREDHH), se sent indigner après avoir informé du massacre perpétré contre la population civile de Pont-Sondé dans la nuit du 2 au 3 octobre 2024, une section Communale dans le Département de l’Artibonite. Ce qui est arrivé à Pont Sonde montre exactement que les autorités haïtiennes sont absentes partout. L’Etat, du point de vue institutionnelle est à plat pratiquement dans les diverses communes du pays où les groupes armés imposent leur loi. Il faut préciser après le département de l’ouest particulièrement la Capitale d’Haïti et ses périphéries, le Département de l’Artibonite le suit automatiquement en termes de représailles, de violence extrême et des actes de barbaries contre la population civile.
L’Organisme de Défense des Droits Humains ECCREDHH croit dur comme fer que toutes ces formes de violence extrême, tous ces actes de cruauté sont perpétrés avec la complicité de l’Etat Haïtien. C’est-à-dire des anciennes autorités de l’État, à savoir des Ministres, des sénateurs, des députés, des présidents et aussi une frange de la communauté internationale.
En dépit, des prescriptions juridiques nationales et internationales, l’État Haïtien ne peut pas ou ne veut pas garantir la sécurité de ses citoyens. Pourtant, l’article 19 de la Constitution haïtienne stipule « L’Etat a l’impérieuse obligation de garantir le droit à la vie, à la sécurité, à la santé, au
respect de la personne humaine, à tous les citoyens sans distinction, conformément à la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme ». Donc l’obligation est faite aux autorités haïtiennes pour assurer la paix et la sécurité à tous ces citoyens. Mais cela n’est en aucun cas une priorité pour
l’État Haïtien.
En fait, après différentes enquêtes menées auprès des membres de la communauté et via aussi des correspondants dont nous disposons, on a conclu que cette attaque a été planifiée par le groupe
gang Savien dénommé Gran Grif dirigé par le puissant chef Luckson Elan appuyé fortement par
son groupe comptant plusieurs dizaines de jeunes lourdement armés.
Ces malfrats annonçaient leurs puissantes attaques dans une vidéo virale sur les réseaux sociaux, parce qu’ils ont perdu le contrôle d’une partie de la route nationale numéro #1, ajouté à un poste de péage installé en vue forcer tous les chauffeurs qui décident de traverser le département. Dans tout cela où est l’État ?
Suivant les informations dont nous disposons, ce massacre n’inscrit pas seulement dans la lutte
pour « le contrôle des territoires, mais c’est aussi une bataille politique pour le pouvoir pour
les prochaines élections».
D’après d’autres informations recueillies auprès de certains habitants de la zone, la PNH a aussi
été informée sur la préparation de cette attaque plusieurs jours avant que le Groupe de Savien met
leur plan à l’exécution.
Dans cette perspective, quelle était la disposition prise par le commissaire de police de Saint-Marc?
Quelle était la mesure prise par le haut commandement de la Police Nationale par le truchement
du Directeur Départemental?
Le bilan de ce massacre est extrêmement catastrophique pour le pays particulièrement pour la population de Pont-Sondé. Le pire, ce n’est pas le premier massacre subi par ces communautés
sous les yeux passifs de l’État, de celles et ceux qui se disent être autorités pour garantir l’ordre
et la paix dans le pays.
En effet, selon les dernières informations collectées, le nombre de personnes victimes dans cette attaque meurtrière du Groupe Savien, on a fait état d’au moins 70 morts. Ces chiffres sont aussi
soutenus par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme. Parmi ces 70 personnes, on
arrive à constater environ dix (10) femmes et trois (3) nourrissons.
Lors de cette attaque, plusieurs
dizaines de maisons auraient été incendiées et une trentaine de véhicules, ajoutés à plusieurs dizaines de personnes blessées avec arme blanche et atteintes de projectiles. Donc, sous les assauts
des bandits, la population n’avait aucun secours que de fuir sans aucune destination réellement en
plaine période d’ouverture des classes.
Des précisions ont été aussi rapportées, par les responsables du service médical de l’Hôpital Saint
Nicolas, ils ont affirmé que l’hôpital a déjà pris en charge près de vingt-trois (23) patients (es) qui
étaient touchés par des projectiles. Huit (8) d’entre-elles ont subi une intervention chirurgicale de
manière urgente. Entre temps treize (13) patients ce jour-là ont été encore à l’hôpital pour des soins
additionnels nécessitent leur situation. Malgré les faibles moyens dont dispose l’Hôpital Saint
Nicolas en termes de médicaments, ils ont fait tout ce qu’il fallait pour fournir aux blessés leur
soutien.
Fort de tout ce qui précède, l’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Egalite
des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) exige que des mesures soient prises de toute
urgence pour protéger la population civile de pont-Sondé, car la violence extrême du groupe armé
nommé Gran grif a forcé un déplacement massif des populations. Déjà, sur la Place Publique
Philippe Guerrier à Saint-Marc plusieurs centaines de familles se sont réfugiées contre les assauts
des bandits.
C’est une situation extrêmement grave que l’Ensemble des Citoyens Compétents à Recherche de
l’Egalité des Droits de l’Homme en Haïti ECCREDHH hausse la voix pour le dénoncer. Il est
anormal voire inconcevable qu’un pays soit sous l’emprise des groupes armés pendant qu’il y a un
État ayant des hommes et des femmes qui ne font que piller les fonds de l’État, ce qui implique la
multiplication des actes de corruption.
Pour cela l’organisme de Défense des Droits Humains ECCREDHH recommande à l’État
Haïtien :
1- Mettre l’action publique en mouvement contre toutes les personnes impliquées dans ce
crime horrible.
2- Accompagner les familles qui sont victimes réellement de cette attaque.
3- Prendre des mesures sécuritaires drastiques pour éviter que cela se reproduise.
4- Utiliser à bon escient la somme allouée au service d’intelligence de la Police Nationale
d’Haïti.
5- Rapatrier toute somme d’argent alloué inutilement aux membres du CPT en vue
d’institutionnaliser le service d’intelligence
Vive la Démocratie !!!
Vive le Respect des Droits Humains !!!
Vive une société Juste !!!
Pour authentification:
Me. Louimann MACEUS, Av.
Secrétaire General ECCREDHH
Me. Gesnel PIERRE, Av.
Coordonnateur Général ECCREDHH
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Me. Louimann MACEUS, Av.
Sec. Gl. ECCREDHH
Defenseur et Educateur aux droits humains Spécialiste en Droits Humains et en Droit International Humanitaire CUHD/GENÈVE.
Membre Amnesty International.
Spécialiste en Politique Publique des Droits de l’Homme a IPPDH/CIDH/ Mercosur.
Ex-Point Focal OSI-HAÏTI (objectif Sciences international).
Contacts:
Eccredhh12@gmail.com
50936203405
50948364348
50936513668





