L’éloge du feu populaire: une contribution à la nouvelle Haïti!

Par Fritz-Hériol Mitial
Le 15 septembre 2022
Pourquoi la droite a-t-elle toujours peur du feu populaire ?
Le feu populaire est de gauche. Il s’oppose automatiquement à l’ordre de droite régnant. Il fait toujours trembler la bourgeoisie. Il fait toujours peur aux politiciens non progressistes ennemis du peuple.
De par sa nature, le feu populaire est destructeur de l’ordre ancien et constructeur de l’ordre nouveau. En tant que principe révolutionnaire, il est autant libérateur que transformateur.
Le feu populaire révolutionne. Il change tout. Il supprime le statut quo. Il fait naître le bien-être national. Il abroge l’ordre constitutionnel et légal en place. Il invente de nouveaux droits et devoirs. Il redéfinit les relations diplomatiques. Il réfonde l’État. Il recadre la police et l’armée. Il accouche de la vie digne pour tout le monde.
En effet, le feu populaire n’est pas conservateur. Il n’est ni réactionnaire, ni révisionniste. Encore moins réformiste. Il est totalement et radicalement révolutionnaire. Il fait périr le système et son conatus. Il brûle ses maîtres. Ses gardiens aussi. Sans oublier ses intellectuels bénéficiaires habiles et coquins.
Le feu populaire n’est pas anima. Il est animus. Il est principe rationnel pur. Il révèle l’intelligence du sujet politique populaire. Il prouve son existence. Sa mise debout sur la scène de l’histoire. Il confirme la souveraineté du peuple.
Le feu populaire est divin. Il est la voix du peuple. La voix de son Dieu. Il est le salut du peuple. Sa justice. Il est aussi sa voie. Sa lumière. Son unique lumière. Son unique alternative.
Rien ne peut s’y opposer. Aucun État. Aucune police. Aucune armée. Aucune bourgeoisie. Aucun patronat. Aucun secteur privé des affaires. Aucune droite. Modérée ou extrême.
Le feu populaire est omnipotent. Seul lui est capable de tout pour le peuple. Les pauvres. Les enfants de rue. Les veuves. Les orphelins. Les démunis. Les crucifiés de naissance. Les damnés de la terre. Les masses. Les quartiers populaires. Les ghettos. Les marginalisés. Les non scolarisés. Les oubliés. Les laissés-pour-compte. Les âmes endolories. Les coeurs abîmés.
Le feu populaire est une catharsis politique. Il épure la politique. Il l’assainit. Il la rend bonne. Non politicienne. Il change le politicard en politique, en homme ou femme politique responsable, fort respectueux des intérêts supérieurs de la nation et des revendications populaires.
Le feu réhabilite l’homme; il fait reconnaître le peuple. Il est son identité politique. Sa force. Sa puissance. La preuve de sa grandeur. Il est aussi sa nécessité politique.
Le feu populaire démocratise l’accès à la justice. Au bien-être. À l’éducation. À la santé. À l’alimentation. Au logements décents. À l’eau potable.
Pas de peuple sans feu. Pas de praxis sans feu populaire. Pas de changement social sans feu populaire. Pas de bien-être national sans feu populaire. Pas de révolution politique, économique et sociale totale sans feu populaire.
Tant vaut un peuple, tant vaut son feu. Tel peuple, tel feu. Telle est la grandeur d’un peuple, telle est la grandeur de son feu.
Fort de ce qui précède, le feu populaire est une nécessité politique. Il fait naître la res publica. La polis. Le corps social. Car il supprime l’oppression bourgeoise. Sa domination. Et son exploitation.
Le feu populaire est de gauche. Il est marxiste. Il est communiste.
Vive le feu! Vive le feu populaire qui libère et transforme.




