POLITIQUE

Le Kolektif Sosyete Sivil Taba plaide pour l’officialisation du 30 septembre comme journée nationale de réflexion sur les impacts des coups d’État, la violence politique et l’impunité

À l’occasion du 35ᵉ anniversaire du coup d’État du 30 septembre 1991, le Kolektif Sosyete Sivil Taba, regroupement de la société civile de Tabarre, a présenté plusieurs revendications relatives à la démocratie, à la justice et au renforcement des institutions publiques en Haïti.

Lors d’une conférence de presse, le collectif a rappelé que le renversement du président Jean-Bertrand Aristide, élu l’année précédente, avait interrompu le processus démocratique engagé après plusieurs décennies de dictature. Cette période avait été marquée par des violences politiques, des violations de droits humains, l’exil du chef de l’État et une instabilité durable.

L’organisation estime que cette commémoration doit dépasser la seule évocation de l’ancien président. Elle considère qu’elle doit également servir à rappeler l’importance du respect du vote, de la participation citoyenne et de la protection des institutions démocratiques.

Dans le contexte actuel d’insécurité, le collectif établit un lien entre la faiblesse institutionnelle, l’impunité et la difficulté d’organiser des élections crédibles. Il soutient qu’un processus électoral ne peut se dérouler normalement sans conditions de sécurité suffisantes ni institutions capables de faire appliquer la loi.

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Le Kolektif Sosyete Sivil Taba demande notamment que le 30 septembre soit reconnu comme une journée nationale de réflexion consacrée aux coups d’État, aux violences politiques et à l’impunité. Il réclame également des enquêtes et des procédures judiciaires en faveur des victimes de violences politiques.

Parmi ses autres propositions figurent le renforcement de la Police Nationale d’Haïti et du système judiciaire, la protection des journalistes, des défenseurs des droits humains, des organisations de la société civile ainsi que la place accordée à l’éducation civique et à l’histoire nationale dans la formation des jeunes.

Le collectif précise que sa démarche ne vise pas la revanche, mais la recherche de la vérité, de la justice et de mécanismes susceptibles d’empêcher la répétition des violences politiques. Il appelle enfin les autorités et les acteurs politiques à faire respecter le choix des électeurs et à consolider les institutions démocratiques.

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