Haïti–Sécurité : Rameau NORMIL promet de libérer le pays des gangs armés

Le directeur général a.i de la police nationale d’Haïti, Rameau NORMIL a promis, lundi 8 juillet, de remédier à la situation d’insécurité que connait le pays en pourchassant rigoureusement les gangs armés et leurs complices sur toute l’étendue du territoire national. Ayant déjà renforcé la base de l’unité BOID et repris le contrôle du bâtiment de l’hôpital général occupé depuis quelques temps par des hommes armés, le chef de la police a annoncé la continuité dans ses efforts visant à récupérer les espaces occupés par les gangs, pour replacer les policiers à leurs postes et faciliter le retour des familles déplacées vers leurs quartiers d’origine.
En effet, dans le cadre d’un point de presse conjoint donné le lundi 8 juillet 2024, entre le haut commandement de la police nationale et celui de l’armée kényane, à la direction départementale de l’ouest de la PNH, à Clercine, le nouveau commandant en chef de la police nationale a fait part de l’ensemble des dispositions et planifications adoptées par les forces de l’ordre pour se converger vers un objectif final qui n’est autre que le démantèlement des gangs armés jusqu’à leur dernier retranchement. Rameau NORMIL, haussant un peu le ton, a donné la garantie que les fauteurs de troubles vont être mis hors d’état de nuire.
Se trouvant dans une véritable course contre la montre pour montrer de quoi ils sont capables, le DG Rameau NORMIL et les responsables de la force kényane ont donc rassuré le pays sur leur mission conjointe de libérer la population sous le joug des bandits armés qui continuent pourtant de semer le deuil et détruire les infrastructures policières et universitaires sur leur passage.
Encourageant le mariage entre la population et sa force de police (MPP), le DG a.i de la PNH a rappelé que pas moins de sept (7) communes du pays sont privées de policiers depuis deux ans, ce qui donne le libre accès aux bandits d’imposer leur loi. Le chef de la police dit réitérer son engagement ferme pour replacer les policiers dans leurs postes respectifs, tout en s’accentuant sur les efforts visant a faciliter le retour des déplacés internes dans leurs quartiers d’origine sans crainte de subir des représailles.
Voilà la mission que le nouveau chef de la police se propose de remplir dans un délai record avec bien évidement le soutien des éléments de la force multinationale et la collaboration toujours payante de la population haïtienne considérée dorénavant comme l’un des sigles du trinôme de la victoire contre les gangs armés : PNH-MSS-MPP.
Le responsable de la PNH s’est donc félicité d’avoir repris le contrôle de certains espaces occupés par des bandits armés comme le bâtiment de l’hôpital général, le renforcement de la base de l’unité BOID au Fort National ciblée et attaquée à plusieurs reprises par des hommes armés. Le numéro un de l’institution policière a donné la garantie que sa présence au sein de la PNH marque désormais la fin de la recréation qui a en quelque sorte facilité la tâche aux gangs armés pour semer la pagaille.
Il n’ya pas de temps à perdre pour doter le pays d’un climat sécuritaire stable, selon les propos de Rameau NORMIL informant le pays autour de plusieurs rencontres tenues à cet effet en accord avec les agents de la force conjointe du Kénya.
Pour sa part, le responsable des troupes kényanes en Haïti, le général Godfre OTUNGE a également renouvelé l’engagement du Kénya à travers la force multi nationale de soutien à soutenir la police d’Haïti dans la lutte contre l’insécurité.
« Nous nous engageons à travailler de concert avec la PNH pour qu’Haïti redevienne stable. Notre priorité c’est d’adresser la situation d’insécurité qui sévit dans le pays. Notre présence se fera sentir dans toutes les rues, dans les ports, les aéroports, et les grands axes, Nous allons combattre la violence sous toutes ses formes, particulièrement la violence sexuelle et la violence de genre, démanteler les réseaux criminels, combattre le recrutement des enfants dans les groupes de gangs armés », a lancé le général Godfrey OTUNGE ajoutant que la situation de stabilité une fois acquise conduira coute que coute au progrès économique du pays.
Mandatés par le conseil de sécurité des Nations Unies, les éléments de la force multinationale agiront sous l’égide des lois internationales et locales, à en croire le général kenyan.





