Dame Marie : des cas présumés de maladie du charbon signalés

Des habitants de Gwèzèl, dans la 5e section Balivèn de la commune de Dame Marie, rapportent plusieurs cas présumés de maladie du charbon, chez des personnes et des bovins. La situation, qui n’a pas encore fait l’objet de confirmation officielle, suscite des inquiétudes dans cette zone rurale de la Grand’Anse.

Selon les témoignages recueillis, certains cas auraient commencé par des démangeaisons avant l’apparition d’une lésion sombre pouvant évoluer en plaie. Ces signes sont compatibles avec la forme cutanée du charbon, mais ils ne suffisent pas à eux seuls à établir un diagnostic. La maladie du charbon, ou anthrax, est une infection provoquée par la bactérie Bacillus anthracis. Elle touche principalement les animaux herbivores, notamment les bovins, et peut être transmise à l’être humain lors d’un contact avec un animal infecté, une carcasse ou des produits contaminés comme la viande, les peaux ou le sang.
Chez l’être humain, la forme cutanée est la plus fréquente. Elle peut débuter par une petite lésion qui démange avant de se transformer en une plaie caractéristique avec une zone noire au centre. La maladie peut également être contractée par ingestion de produits contaminés ou, plus rarement, par inhalation de spores. Les spores de la bactérie peuvent par ailleurs rester présentes dans le sol pendant plusieurs années, voire des décennies, ce qui explique la possibilité de réapparition de la maladie dans certaines zones.
Face aux signalements de Gwèzèl, la prudence est recommandée. L’OMS conseille notamment de ne pas manipuler ni consommer la viande provenant d’animaux morts subitement ou dont la cause du décès est inconnue. Les carcasses suspectes ne devraient pas être ouvertes, en raison du risque de dissémination des spores. Les personnes présentant des lésions inhabituelles après avoir été en contact avec du bétail ou des produits animaux suspects sont invitées à consulter rapidement un professionnel de santé. Une intervention coordonnée des services sanitaires et vétérinaires permettrait de déterminer l’origine des cas signalés et de prendre, si nécessaire, les mesures de contrôle appropriées.





