Crise sécuritaire : Les institutions étatiques désertent Port-au-Prince face à la montée des gangs

Port-au-Prince, 28 mars 2025 – La situation sécuritaire en Haïti continue de se détériorer, contraignant les principales institutions étatiques à fuir le centre-ville de la capitale sous la menace des gangs armés. Selon les informations rapportées par Radio Télé Métronome, le Palais national, la Cour des comptes, la Direction Générale des Impôts (DGI) et plusieurs ministères, dont ceux de l’Intérieur, de la Défense, du Tourisme et de la Culture, ont quitté leurs locaux pour se mettre à l’abri des attaques criminelles.
Le Tribunal de première instance en exil permanent
Déjà contraint en 2022 d’abandonner le Bicentenaire sous la pression des gangs, le Tribunal de première instance de Port-au-Prince a de nouveau été obligé de déménager. Après avoir trouvé refuge à Lalue, il vient cette fois de s’installer à Puits-Blain, signe que la menace demeure omniprésente.
Un État en repli, une population abandonnée
Cette vague d’abandons illustre l’incapacité des autorités à reprendre le contrôle du territoire face à la puissance grandissante des groupes armés. Pendant que les institutions étatiques se déplacent pour leur sécurité, les citoyens restent livrés à eux-mêmes, pris au piège d’une violence sans précédent.
Un appel à l’action urgente
Face à cette crise sécuritaire qui plonge Haïti dans une instabilité croissante, la population s’interroge : quelles mesures seront prises pour restaurer l’ordre et protéger les habitants ? Le retrait des institutions du centre-ville marque-t-il une résignation face aux gangs ?
Tandis que le pays sombre dans l’incertitude, la population attend des actions concrètes pour freiner cette spirale de violence qui menace l’existence même de l’État haïtien.





