POLITIQUE

Manifestations de Fanmi Lavalas : Tensions autour du projet électoral du CPT

Port-au-Prince, le jeudi 20 février 2025 – Une vaste mobilisation a secoué la capitale haïtienne ce jeudi, à l’appel des partisans du parti Fanmi Lavalas. Des centaines de manifestants sont descendus dans les rues pour dénoncer l’inaction des autorités face à l’insécurité grandissante et rejeter le projet du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) visant à organiser des élections dans seulement huit des dix départements du pays. Les protestataires voient dans cette initiative une tentative de manipulation politique qu’ils n’hésitent pas à qualifier de « coup d’État électoral ».

Un climat de frustration et de colère

Depuis plusieurs mois, l’insécurité en Haïti s’intensifie, avec des gangs de plus en plus influents et des actes de violence qui se multiplient. Face à cette situation, les membres du Parti de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide (Fanmi Lavalas) pointent du doigt l’inefficacité du gouvernement et de la Police Nationale d’Haïti (PNH), qu’ils accusent de passivité. « Le peuple haïtien ne peut pas aller voter sous la menace des gangs ! Il faut rétablir la sécurité avant toute élection », a clamé un manifestant en colère.

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Outre la question sécuritaire, le projet électoral du CPT suscite une vague d’indignation. En ne prévoyant des scrutins que dans huit départements sur dix, le gouvernement de transition est accusé d’exclure une partie de la population du processus démocratique. Cette décision alimente la méfiance et renforce le sentiment d’une manœuvre politique destinée à favoriser certains acteurs au détriment d’autres.

Des revendications claires, une réponse incertaine

Les manifestants réclament un changement radical de la gouvernance actuelle. Parmi leurs principales exigences figurent :

Le rétablissement immédiat de la sécurité dans toutes les régions du pays pour permettre des élections transparentes et inclusives.

Un dialogue national impliquant toutes les forces politiques et sociales afin de redéfinir un cadre électoral légitime.

La dissolution du projet du CPT, jugé arbitraire et antidémocratique.

Pour l’instant, ni les autorités ni la PNH n’ont officiellement réagi aux manifestations du jour. Cependant, cette mobilisation illustre une nouvelle fois le climat de tension et d’incertitude qui règne en Haïti, où l’avenir politique demeure plus que jamais incertain.

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