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L’ONU condamne l’usage “excessif” de la force lors des manifestations en Colombie

Les Nations Unies (ONU) ont condamné « l’usage excessif de la force » en Colombie contre les manifestations organisées contre une réforme fiscale, qui a fait au moins 19 morts selon le journal Listin Diario qui citait AFP, dans son édition du mardi 4 mai 2021.

“Nous sommes profondément alarmés par les événements survenus dans la ville de Cali (sud-ouest) en Colombie la nuit dernière, lorsque la police a ouvert le feu sur des manifestants protestant contre la réforme fiscale, tuant et blessant plusieurs personnes, selon les informations reçues”, a déclaré à Genève, Marta Hurtado, la porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

Hurtado a également lancé un appel au calme avant une nouvelle journée de manifestations, prévue mercredi.

“Notre bureau en Colombie travaille pour vérifier le nombre exact de victimes et établir les circonstances de ces terribles incidents à Cali”, a déclaré Hurtado.

La porte-parole a ajouté que “les défenseurs des droits humains ont également signalé avoir été harcelés et menacés”.

Selon le Médiateur de Colombie, Carlos Camargo, lundi soir, un fonctionnaire de l’entité, ainsi que l’un des bureaux du procureur général – chargé d’enquêter sur les irrégularités des fonctionnaires – et trois défenseurs des droits humains, ont été attaqués par la sécurité tout en aidant les détenus à Cali.

Les cinq “ont été menacés par des agents de la police nationale qui ont tiré à plusieurs reprises en l’air et au sol, ont lancé des grenades assourdissantes, les ont insultés verbalement et ont exigé qu’ils quittent les lieux”, a-t-il dit.

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Hurtado, quant à lui, a lancé « un appel au calme (…) Compte tenu de la situation extrêmement tendue, avec des soldats et des policiers déployés pour surveiller la manifestation ».

“Nous rappelons aux autorités de l’Etat leur responsabilité de protéger les droits de l’homme, y compris le droit à la vie et à la sécurité personnelle, et de faciliter l’exercice du droit à la liberté de réunion pacifique”, a ajouté la porte-parole.

“Nous soulignons également que les agents des forces de l’ordre doivent respecter les principes de légalité, de précaution, de nécessité et de proportionnalité lorsqu’ils surveillent les manifestations”, a-t-il déclaré.

Hurtado a conclu que « les armes à feu ne peuvent être utilisées qu’en dernier recours face à une menace imminente de mort ou de blessures graves ».

Au total, 18 civils et un policier sont morts depuis le début des manifestations contre la réforme fiscale en Colombie le 28 avril, selon un bilan publié lundi par le Médiateur.

De son côté, le ministère colombien de la Défense a fait état de 846 blessés, dont 306 civils.

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