Le MOPAL dénonce l’insécurité et appelle à l’action

À Port-au-Prince, le 18 février 2025 Face à l’aggravation de la crise sécuritaire en Haïti, le Mouvman Patriyotik Pou Lavi (MOPAL) tire la sonnette d’alarme. Dans une note publiée ce mardi, l’organisation politique met en garde contre la montée en puissance des gangs armés et critique l’inaction des autorités.
Selon le MOPAL, plusieurs quartiers, dont Solino, autrefois considérés comme des bastions de résistance, sont désormais sous le contrôle des gangs. « Plusieurs gouvernements se sont succédé sans aucun changement. Les gangs continuent de s’emparer de nouveaux territoires », déplore l’organisation.
Le MOPAL fustige également la lenteur des forces de l’ordre face à cette insécurité grandissante. « Le peuple constate chaque jour l’impuissance des autorités, malgré les promesses de lutte contre les gangs », peut-on lire dans la note.
En outre, l’organisation politique critique la décision de la DCPJ d’émettre un mandat d’arrêt contre l’ancien sénateur Nenel Cassy et l’ancien député Alfredo Antoine. Pour le MOPAL, cette action illustre une utilisation abusive des institutions de l’État à des fins politiques.
Face à cette situation, le MOPAL appelle à une mobilisation nationale pour exiger des actions concrètes contre l’insécurité et une meilleure gestion des ressources publiques. L’organisation exhorte les autorités à ne pas détourner les fonds de l’État et à les investir dans la lutte contre le banditisme.
« Il est temps d’arrêter de financer l’insécurité avec l’argent public. L’État doit prendre des décisions fermes pour restaurer la paix », conclut la note.
Reste à savoir si cet appel sera entendu ou s’il viendra simplement s’ajouter à une longue liste de mises en garde sans effet.





