Haïti/Société : Une pléiade d’activités pour marquer la journée mondiale contre le travail des enfants

Lancement, le vendredi 10 Juin, à Port-au-Prince, d’une série d’activités en prélude et au-delà de la journée mondiale contre le travail des enfants. Cette initiative de l’Organisation des Cœurs pour le Changement des Enfants Démunis d’Haïti vise, entre autres, à sensibiliser la société sur la nécessité de protéger les enfants et de faire valoir leurs droits. A cette fin, plusieurs moniteurs et monitrices seront déployés dans certains quartiers défavorisés, soutient la directrice de l’OCCED’H, Chrislie Luca.
La situation des enfants démunis en Haïti semble vraiment tenir à cœur la responsable de l’Organisation des Cœurs pour le Changement des Enfants Démunis d’Haïti, qui ne cesse de déplorer leurs mauvaises conditions de vie et les assister dans la mesure de ses possibilités, à en croire les propos de Madame Chrislie Luca. Avec le support du Fond des Nations-Unies pour l’Enfance, l’OCCED’H tend à étendre sa couverture sur tout le territoire national soit par le biais d’autres organisations existants en région ou de ses agents bénévoles.
Le vendredi 10 Juin, a deux jours de la journée mondiale contre le travail des enfants, l’organisme de défense des droits des enfants démunis a réuni plus d’une centaine d’enfants venus des quartiers chauds de la région métropolitaine de Port-au-Prince dont Bel-Air, Cite-Soleil, La Saline, entre autres. L’occasion portait sur des séances de sensibilisation au civisme, au patriotisme et au vivre ensemble, a souligné la directrice exécutive de l’OCCED’H, Chrislie Luca. Elle souligne, par ailleurs, que près d’une cinquantaine de moniteurs et de monitrices étaient mobilisés pour la réussite de cette activité qui, selon elle, ne va pas en rester là. Ces derniers, fait-elle valoir, sont également des agents de terrains formés en psychologie sociale, en sociologie qui vont être déployés au niveau de certains quartiers pour, entre autres, s’enquérir des conditions de vie des enfants en proie à des violences quotidiennes et les prendre en charge si nécessaire. Ces agents ont également pour tâches de sensibiliser les parents et les jeunes des différentes communautés sur la nécessité de veiller au respect des droits des enfants qui constituent une couche vulnérable de la société notamment en période d’affrontement arme et de catastrophe naturelle.
Chrislie Luca s’inscrit en faux contre le travail force des enfants tant dans les entreprises que dans les foyers. Elle invite les autorités à doter l’Institut du Bien-être Sociale et de Recherche (IBERS) des moyens adéquats pour pouvoir remplir correctement sa mission de protection. Les médias, de l’avis de la directrice exécutive de l’OCCED’H constituent également un pion important dans la campagne de plaidoyer pour le respect des droits de l’enfant et dénoncer toutes personnes ou institutions qui les violent.





