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Haïti–Société: Des journalistes formés sur des principes contributeurs à la lutte contre la traite des personnes 

A l’initiative du ministère des affaires sociales et du travail (MAST), à travers le comité national de lutte contre la traite des personnes (CNLTP), piloté par le MAST et le MJSP, un atelier de formation de deux jours est organisé à l’intention des journalistes de différents médias du département de l’Ouest, les jeudi 6 et vendredi 7 mars 2025, à l’hôtel Kinam, à Pétion-Ville. Une première cohorte de cinquante (50) journalistes a pris part au lancement de cette formation, a constaté le journal en ligne La Question News.

Il s’agit pour les organisateurs de parvenir à dôter les travaileurs de la Presse d’outils nécessaires pouvant leur aider à jouer pleinement leur partition dans la lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants,  un phénomène réel qui menace l’existence des citoyens en Haïti. 

Produire des réflexions sur des concepts clés comme la traite des personnes et le trafic illicite de migrants est l’un des objectifs de ces deux journées de formation ciblant des professionnels de l’information considérés comme des acteurs clés par rapport au phénomène de la traite des personnes sur le territoire national.

Au moins cinq (5) formateurs sont mobilisés dans le cadre de cette initiative qui bénéficie du support du ministère des affaires sociales et du travail (MAST) et de l’office de la protection du citoyen (OPC), entre autres institutions partenaires.

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La crise politique, les problèmes sociaux, l’instabilité politique, l’affaiblissement continu des institutions étatiques sont considerés comme des facteurs entraînant la traite des personnes en Haïti.

“Pour en finir avec la traite des personnes, il faut la construction de l’état, c’est-à-dire la mise en place de structures vitales au profit des gens”, nous dit le Dr Eland Guerrier l’un des formateurs.

Son de cloche identique du côté du président de la structure nationale militant contre ce fléau, Me André Ibréus, qui a plaidé en faveur de l’urgente nécessité de freiner la traite des humains dans le pays, d’où l’implication formelle des médias.

Me Ibréus a surtout mis accent sur les catégorie de personnes vulnérables à la traite, à savoir les femmes, les enfants, les hommes, les voyageurs migrants, les habitants des zones de non-droits qui sont des territoires perdus à récupérer, les orphelins, les enfants des rues, les enfants domestiques, entre autres.

La traite des personnes est un crime, un problème mondial qui touche chaque pays à des degrés différents. Face à ce fléau, il faut absolument une sinergie entre les états, selon les organisateurs, préconisant la nécessité d’une solution mondiale, car aucun pays ne peut prétendre à lui seul résoudre ce problème planétaire.

Evens PIERRE-LOUIS

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