POLITIQUE

Éducation : Respect de la loi cadre du FNE, le CONEHQ et le CORPS-PROMIS écrivent au Premier ministre Conille

Dans une lettre conjointe datée du 28 juin 2024, les responsables du Collectif National des Enseignants Haïtiens pour une éducation de Qualité (CONEHQ) et ceux du Corps des professeurs militants indépendants et Non Syndiqués (CORPS-PROMIS), portant bien haut les revendications des enseignants, invitent le premier ministre Dr Garry Conille à veiller au respect de la loi cadre du Fonds National de l’Éducation (FNE) et à ne pas livrer l’institution aux caprices des accapareurs.

En effet, le félicitant pour le travail combien noble qu’il est en train de réaliser depuis son arrivée à la magistrature suprême de l’État, les représentants de CONEHQ et de CORPS-PROMIS en ont profité pour soumettre à l’attention du premier ministre Garry Conille certaines des revendications des enseignants et l’invitant du même coup à oeuvrer au stricte respect de la loi cadre du Fonds National de l’Education (FNE). Laquelle loi cadre stipulant que le directeur général du FNE est doté d’un mandat de trois 3) ans pour diriger l’institution.

Comme syndicats des enseignants qui prennent en compte toutes les revendications des enseignants du pays pour une amélioration de leurs conditions de travail, le CONEHQ et le CORPS PROMIS ont donc lancé une mise en garde contre ce qu’ils qualifient d’interfération et de mauvaise interprétation de la loi cadre du fonds national de l’éducation (FNE).

Cependant, les deux institutions l’ont jugé opportun de soumettre à l’attention du PM Conille quelques unes des revendications du corps des enseignants qui devraient normalement l’interpeller.

À côté du respect de la loi cadre du FNE , ces deux organisations syndicales
ont laissé entendre que le FNE doit demeurer une institution apolitique et impartiale qui ne doit en aucun cas être livrée aux mains des acteurs politiques voulant à tout prix s’en accaparer à des fins personnelles, et que l’argent du FNE soit utilisé à bon escient par des personnes responsables et conscientes.

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Optant pour un ajustement de salaire d’au moins 100 % qui permettrait aux enseignants de faire face à la crise humanitaire exacerbée par la violence des gangs armés, les syndicalistes plaident en faveur d’une carte de débit d’au moins vingt-cinq mille gourdes (25 000 HTG) pour tous les enseignants y compris la nomination de jeunes enseignants stagiaires issus des différentes entités de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH).
L’amélioration du service de crédit pour les enseignants et la construction d’ infrastructures scolaires, entre autres doléances.

La prise en compte de ces revendications pourrait, selon eux, contribuer d’une part à résoudre les différents problèmes auxquels fait face le système éducatif et, d’autre part, à l’avancement de la société haïtienne.

Notons que cette correspondance a été également adressée, en date du 28 juin 2024, dans les mêmes termes et dans le même objectif, au président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), l’ingénieur Edgard Leblanc Fils.

Dans cette lettre portant les signatures d’Eugène SMIRNOFF et Evens SAINT JACQUES, respectivement Coordonnateur général Adjoint du (CONEHQ) et président du (CORPS-PROMIS), les responsables disent espérer, de la part du chef du gouvernement, des suites favorables à leurs revendications.

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